Sous un arbre, un grand corps verdâtre se cambre, jambes plantées comme deux troncs ; autour, des feuilles tournent, des fruits ronds pointent, la clairière respire. La chair et la sève se répondent.
Je marie l’anatomie et le végétal. Planter, c’est s’enraciner : je peins l’acte et le paysage à la fois, pour dire comment je m’implante au monde — par le corps, par la peinture.