Je me déploie comme une respiration diffuse, un paysage intérieur où l’eau et la couleur s’entremêlent pour révéler ce qui échappe aux mots. Mes teintes oscillent entre le turquoise et le gris, comme si la lumière et l’ombre tentaient de dialoguer sans jamais se stabiliser. Je suis traversée de coulures, d’épanchements, de lignes hésitantes : des veines qui serpentent, des traces qui semblent se chercher, se perdre, puis réapparaître ailleurs.