Il y a ces appels qu'on laisse parfois sonner. Ces "Allo, c'est maman" qu'on trouve envahissants, répétitifs, mal tombés. On soupire, on répond quand même, on abrège.
Et puis un jour ils s'arrêtent.
J'ai brodé cette pièce avec ce paradoxe-là — la tendresse agacée, l'amour qu'on ne mesure pas encore à sa juste valeur. Le combiné des années 80, le fil qui s'enroule, la voix qu'on reconnaîtra toujours. Allo, z'est ta mère. Décroche.